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Mis en ligne le 5 novembre 2006 à 01 h 00
Faune
La fourrure reprend du poil de la bête
L'histoire de la fourrure est intimement liée à celle du Canada. Après avoir connu un déclin dans les années 80, l'industrie semble avoir un second souffle. Ce nouvel engouement pour la fourrure vient des nouveaux marchés, dont la Russie, mais surtout la Chine. Les Chinois achètent leurs peaux au Canada pour ensuite fabriquer des manteaux qui sont vendus dans le monde entier. Le commerce de la fourrure n'a pas toujours eu bonne presse et a souvent été visé par des campagnes menées par divers groupes de défense des animaux. Des pratiques peu respectueuses dans certains pays ont amené la communauté internationale à se pencher sur la question de la cruauté envers les animaux. Au Canada, le piégeage est réglementé, et les animaux à fourrure doivent être présents en grand nombre dans les forêts. Selon le Conseil canadien de la fourrure, contrairement à d'autres matières utilisées dans le domaine de la mode qui sont faites à base de produits pétrochimiques, la fourrure est naturelle et biodégradable. Selon l'organisme, elle serait l'écomatière par excellence. Errol Duchaine s'entretient avec Alan Hersovici, vice-président-directeur du Conseil canadien de la fourrure.
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